SUP trip en Inde avec Ludo Dulou et Greg Rabejac. Chapitre 2 : l’océan

reportage - 31-12-2019

Après avoir exploré une partie de l’Inde et l’intérieur de ses terres à la recherche d’un mascaret, nos ambassadeurs Ludovic Dulou et Greg Rabejac ont décidé de gagner la côte direction l’océan…

 

Racontez-nous la deuxième partie du voyage, côté océan.

 

Ludo : « On s’est rendu à 800 km du fleuve Rupnarayan, dans la région de Visag. On y trouve de petits villages de pêcheurs, avec des barques et un savoir-faire local fascinant. Ils sont totalement connectés à l’océan ! »
Greg : « Là aussi, on était conscient de partir à l’aventure. Nous avions choisi de prendre un véhicule avec chauffeur, ainsi que d’embarquer un ami Indien, qui avait envie de vivre cette aventure avec nous. Pour une semaine de trip, nous avions choisi une infime partie de la côte, mais cela représentait quand même près de 1000 km… Après quelques essais infructueux, nous avons rapidement commencé à dénicher des configurations, des endroits intéressants pour le surf. Finalement, nous avons établi notre camp de base sur une zone représentant une trentaine de kilomètres ! Dans cette zone, le nombre de spots potentiels nous permettaient d’envisager sereinement les choses ! En effet, pas de stress, personne à l’horizon… Sur les 1000 km, nous avons croisé un seul surfeur ! Et des centaines de spots vierges !

Au niveau du surf, on a trouvé surtout des droites. C’est dû à l’orientation de la côte et aux origines des dépressions, qui forment la houle au sud de l’océan indien. Tous les matins, c’est glassy, parfait de 05h à 10h, avec une eau claire qui avoisine les 28°c. C’est le bonheur assuré ! »

 

 

 

 

 

Vous avez vu des enfants surfer avec des matelas. Le surf est-il développé en Inde ?

 

Ludo : « Il n’y a pas de surfeurs dans cette zone. Les enfants ont inventé leur surf à eux. Après tout, surfer les vagues, c’est s’amuser et célébrer l’océan à sa manière : que l’on soit debout, allongé ou à genoux. Sur n’importe quel type de support, ils jouent et s’amusent, et cela nous ramène à la base de la discipline : jouer avec les vagues. Il faut dire que c’est Greg qui a eu le déclic avec les enfants au départ. Intimidé, je me suis ensuite ouvert à eux. Finalement, le courant est bien passé. Ils étaient 8 sur notre SUP à s’amuser dans les vagues ! C’était un moment extraordinaire ! »

 

Greg : « En fait, ces « matelas », ce sont des planches qu’ils utilisent pour aller pêcher au large. Elles sont faites en polyester, entourées de toiles de jutes et renforcées par des lattes de demi-bambou sur les rails dans le sens de la longueur. Ils pêchent environ à 500m du rivage, de quoi subvenir aux besoins de leur famille.
Mais le plus fou, c’est de les voir rentrer et sortir du « port », malgré la houle ! Ils arrivent à tenir en équilibre à genoux, et à ramer dans le plus pure style Paddleboarder, sans en avoir même idée ! Les meilleurs arrivent à se mettre debout et à surfer ! Et ils sont tous experts en bodysurf sans palme. Du haut niveau ! Ils ont dompté nos SUP en un instant et partaient, à trois ou plus sur la planche, sur toutes les vagues avec des sourires inoubliables… Ils font partie, selon moi, des plus « purs » watermen de notre planète ! »

 

 

 

 

 

 

 

Le SUP a-t-il été un outil pour entrer en contact plus facilement avec la population ?

 

Ludo : « C’était plus qu’un outil : le SUP est devenu notre véhicule ! Quand on était sur le fleuve à Kolagat, on traversait pour aller faire nos courses et voir les jeunes au bord du fleuve, là où il y avait le temple de Shiva. Ils venaient nous voir le soir, ils s’étaient passés le mot ! Puis on rentrait en SUP, une fois la nuit tombée, en passant sous les ponts éclairés par la lumière des trains et la réverbération de la ville derrière nous. On devait zigzaguer entre les filets, alors qu’il faisait nuit ! On a également eu deux articles dans le journal local : ils étaient surpris et amusés de nous voir nous balader avec nos SUP, sur le fleuve et le long des berges. »

 

Greg : « Clairement, oui ! La plupart du temps à la campagne, nous finissions invités chez les gens pour un thé : une rencontre, un échange, des moments simples mais tellement intenses… Sur la rivière, nous allions directement auprès des embarcations, échanger avec les familles de pêcheurs, au plus proche de leurs vies et de leurs habitudes. »

 

 

 

 

 

Quels types de planches conseilleriez-vous d’amener pour profiter d’un tel voyage ?

 

Ludo : « Je dirais qu’avec le SUP gonflable, tu as la possibilité de le transporter facilement dans le sac à dos, et on rame bien avec. Ensuite, pour surfer, se balader et explorer, nos SUP longboard 9’2 et 9’6 étaient parfaits. Pour moi le meilleur compromis c’est le longboard SUP car tu peux tout faire avec. »

 

Greg : « Je conseillerais un SUP gonflable, indispensable pour les balades fabuleuses à faire sur les rivières indiennes, et qui servirait également à surfer les petites houles sur la côte ! Mais je prendrais aussi un Fish classique ou bien un « mini Simons », dans les 5″, pour pouvoir surfer ces pointes interminables… »

 

 

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